Aires marines protégées

La Directive Cadre Européenne Stratégie pour le Milieu Marin doit permettre à l’ensemble des Etats Membres de prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire les impacts des activités sur le milieu marin afin de maintenir ou d’obtenir un bon état écologique en 2020 au plus tard. Cette directive se décline, en droit français, en Plan d’Action pour le Milieu Marin à l’échelle de 4 sous-régions marines.

Qu’est-ce que Natura 2000 ?

 

Natura 2000 est un réseau de sites écologiques européens, dont l’objectif est la sauvegarde de la biodiversité. Ces sites sont désignés sur la base d’habitats et d’espèces dites d’intérêt communautaire, inscrits sur les listes des deux directives européennes pilier du réseau Natura 2000 : la Directive « Oiseaux » et la Directive « Habitats Faune Flore ». La mise en place du réseau Natura 2000 doit garantir le maintien voire la restauration de ces habitats et espèces dans un état de bonne conservation. 

Le réseau a d’abord été initié à terre, mais des sites marins ou des extensions en mer de sites terrestres ont été crées en 2008. En France, ces sites marins sont au nombre de 207, dont 59 sont exclusivement marins.

La vie d’un site Natura 2000 passe par plusieurs étapes :
 
  • La désignation du site, c’est-à-dire la délimitation de son périmètre, sur la base de la présence d’habitats ou d’espèces inscrites sur les listes des Directives « Habitats » et « Oiseaux » ;
  • La création du COmité de PILotage (COPIL), réunissant les représentants de l’Etat, des collectivités territoriales concernées, des associations de défense de l’environnement, des organismes experts et des activités économiques concernées ;
  • L’acquisition de connaissances scientifiques, mais aussi sur les activités humaines qui s’exercent sur le site : c’est la réalisation du diagnostic.
  • La définition d’objectifs de conservation des habitats et espèces concernées : c’est la rédaction du DOCument d’Objectifs (DOCOB) ;
  • La mise en place d’actions permettant d’atteindre les objectifs fixés : c’est le plan d’actions.

Natura 2000 en mer en Côtes d’Armor


À l’échelle du Département des Côtes d’Armor, 4 sites marins ont été désignés (cliquez sur les noms de site pour voir la carte):

Le CDPMEM des Côtes d’Armor est membre du COPIL de chaque site.

La rédaction du DOCOB des sites Côte de Granit Rose – Sept-Îles et Trégor-Goëlo vont bénéficier d’un appui technique pour la réalisation de l’état des lieux des usages sur les activités de pêche et de plaisance.

La démarche de réalisation des diagnostics des sites Baie de Saint-Brieuc Est et Cap d’Erquy – Cap Fréhel n’a pas encore été programmée, car une étude de faisabilité d’un Parc Naturel Marin[LR1] est en cours sur un périmètre englobant ces deux sites. Si un Parc Naturel Marin devait voir le jour et se superposer à ces sites, alors le Conseil de Gestion du Parc se substituerait au COPIL des sites.

Pour en savoir plus :


Réserves Naturelles

Réserve Naturelle de la Baie de Saint-Brieuc


Créée en 1998, la Réserve Naturelle de la Baie de Saint-Brieuc est gérée par Saint-Brieuc Agglomération et par Vivarmor Nature. Le CDPMEM des Côtes d’Armor, membre du Comité Consultatif de la réserve, est particulièrement attentif aux travaux de la Réserve sur le gisement de coques de la baie de Saint-Brieuc. Ce suivi, réalisé depuis 2002, permet d’appréhender à moyen terme les évolutions du gisement, dont une partie est exploitée par des pêcheurs à pied professionnels.

Réserve Naturelle des Sept-Îles

 

Espace sous protection depuis 1912, Réserve Naturelle Nationale depuis 1976, l’archipel des Sept-Îles n’est pas pour autant une simple réserve de biodiversité où toute activité est interdite. Bien au contraire, la diversité des membres de son Comité Consultatif dont le CDPMEM fait partie illustre la volonté de la Réserve de s’inscrire dans son territoire et de faire rimer objectifs de conservation avec maintien des activités maritimes.

C’est en ce sens que le CDPMEM des Côtes d’Armor et la station LPO de l’Île Grande, en charge de la gestion de la Réserve, ont engagé un travail commun appelé à se développer.

Dans le cadre d’un stage mené en 2014 à la station LPO de l’ Île Grande, la déprédation par le phoque gris a été étudiée. En effet, ce phénomène est souvent rapporté par les pêcheurs professionnels, qui ne peuvent plus que compter les têtes de poisson restées maillées au filet, après le passage des phoques. L’étude réalisée pose les premières bases de ce constat et sera suivie d’un partenariat entre la Réserve Naturelle et les pêcheurs professionnels, afin d’en apprendre plus sur le comportement des phoques vis-à-vis des poissons capturés dans les filets et plus généralement sur leur comportement alimentaire.

La synthèse de ce stage est disponible ici.